Format

Vidéo verticale 9:16 : le guide du format et des marges

Le format vertical 9:16 expliqué : dimensions 1080×1920, zone de sécurité, taille des textes, cadrage. Comment composer pour un écran de téléphone.

· · 5 min de lecture

Le 9:16 est le format de l’écran d’un téléphone tenu à la verticale. Réaliser une vidéo pour ce format ne consiste pas à recadrer un film horizontal : il faut composer pour un cadre étroit et haut.

Les dimensions

La définition courante est 1080×1920 pixels, soit un rapport de 9 pour 16. C’est celle de MotionMaker, à 30 images par seconde, en MP4. Une définition supérieure alourdit le fichier sans toujours apporter de netteté visible sur un téléphone.

La zone de sécurité

Les applications superposent leur interface à la vidéo : nom du compte, légende, boutons d’action, barre de progression. Ces éléments recouvrent le haut et surtout le bas de l’image, ainsi que les bords droit et gauche. Gardez les éléments importants (titres, logo, appel à l’action) dans la partie centrale et à distance des bords.

Les zones exactes changent selon la plateforme et ses mises à jour : consultez leurs recommandations actuelles avant de publier.

La taille des textes

  • Un titre doit rester lisible à bout de bras, sur un petit écran.
  • Préférez peu de mots par plan : une phrase courte vaut mieux que deux lignes serrées.
  • Gardez un contraste fort entre texte et fond.
  • Laissez le texte assez longtemps à l’écran pour être lu une fois, sans se presser.

Cadrer pour un cadre haut

Un cadre vertical favorise l’empilement : un titre en haut, un élément visuel au centre, une action en bas. Les mouvements de caméra qui traversent le plan, ou un zoom vers l’avant, utilisent bien la hauteur. Les mouvements latéraux sont plus courts : l’écran est étroit.

Le piège du recadrage

Recadrer un film horizontal en vertical coupe les côtés et rend les textes minuscules. Si vous partez d’un film horizontal, refaites la composition ; ne l’agrandissez pas. C’est aussi pourquoi MotionMaker compose pour le 9:16 dès la première scène.

Voir aussi

Pour passer à l’action : créer une vidéo Instagram Reels depuis votre site ou concevoir une vidéo pour le sans-son.

Pourquoi le 9:16 n’est pas un 16:9 tourné sur le côté

Le cadre vertical change la manière de regarder. Dans un cadre horizontal, l’œil balaye de gauche à droite et la composition s’étale. Dans un cadre vertical tenu à la main, l’œil descend : le haut annonce, le centre montre, le bas conclut. Les contraintes ne sont pas seulement techniques, elles sont de lecture.

Un exemple chiffré suffit à s’en convaincre. Placez un film 16:9 de 1920×1080 dans un écran 9:16 de 1080×1920 en le faisant entrer en largeur : il mesure alors environ 607 pixels de haut, soit à peu près un tiers de la hauteur disponible. Le reste est vide. À l’inverse, si vous le recadrez pour remplir la hauteur, vous ne conservez qu’environ un tiers de la largeur d’origine : un 9:16 pris dans un 16:9 fait 607,5 pixels de large sur 1920. Dans les deux cas, on perd quelque chose, et le texte est le premier touché.

Composer en trois étages

Une manière simple d’organiser un plan vertical est de le découper en trois bandes de hauteur voisine. Ce n’est pas une règle absolue, mais un point de départ qui évite d’entasser le contenu au centre.

Trois étages d’un plan vertical
ÉtageRôleContenu typique
HautAnnoncerTitre court, nom de la marque, accroche
CentreMontrerInterface, produit, élément visuel principal
BasConclureAction attendue, adresse, mention utile

Les applications posent leur propre interface sur ces étages : légende, boutons, nom du compte, barre de lecture. C’est pourquoi le bas du cadre n’est pas une bonne place pour un texte indispensable, et pourquoi il faut garder des marges sur les côtés.

Le mouvement dans un cadre étroit

Un cadre étroit raccourcit les trajets latéraux et allonge les trajets verticaux. Un élément qui traverse l’écran de gauche à droite parcourt une distance courte, donc un mouvement rapide paraît brusque. À l’inverse, un élément qui monte ou descend dispose de beaucoup de place pour accélérer et ralentir.

  • Privilégiez les entrées par le bas ou par la profondeur : un élément qui vient vers la caméra utilise bien le cadre.
  • Réservez les mouvements latéraux aux transitions courtes, comme un fouetté de caméra.
  • Évitez de répartir trois éléments côte à côte : ils deviennent minuscules ; empilez-les.
  • Laissez de l’air entre les étages : un cadre haut paraît vite chargé.

C’est la raison pour laquelle les transitions de MotionMaker sont des mouvements de caméra (fouetté ou traversée avec flou de profondeur) plutôt que des glissements de diaporama, et pourquoi la scène produit reçoit une traversée : un fouetté ferait filer hors champ la composition qu’on vient d’assembler.

Texte : peu de mots, grands, longtemps

Sur un écran de téléphone, la largeur de ligne disponible est faible. Un titre de huit mots sur deux lignes serrées est moins lisible qu’une phrase de quatre mots sur deux lignes aérées. Visez un propos par plan, et laissez-le à l’écran assez longtemps pour une lecture complète. Le chapitre concevoir une vidéo pour le sans-son détaille le rythme de lecture.

Le fichier : ce qu’il faut exporter

  • Définition : 1080×1920 pixels, rapport 9:16.
  • Cadence : 30 images par seconde, soit une image toutes les 33 millisecondes environ.
  • Format : MP4, accepté par les principaux réseaux.
  • Durée : courte. MotionMaker produit des films de 15 à 25 secondes, ce qui correspond à une idée unique.

Une définition plus élevée alourdit le fichier sans gain visible sur un téléphone. Une cadence plus basse rend les mouvements saccadés. La combinaison 1080×1920 à 30 images par seconde est un bon compromis pour un film de marque.

Cinq erreurs fréquentes en vertical

  1. Réutiliser un montage horizontal sans recomposer.
  2. Mettre le logo ou l’appel à l’action tout en bas, sous l’interface de l’application.
  3. Remplir tout le cadre : pas de respiration, pas de hiérarchie.
  4. Faire des textes trop petits parce qu’ils étaient lisibles sur un écran d’ordinateur.
  5. Tester uniquement sur ordinateur : regardez toujours le film sur un vrai téléphone, à bout de bras.

Où publier un film vertical

Le même fichier sert plusieurs destinations, avec des usages propres à chacune : Instagram Reels, TikTok, YouTube Shorts et LinkedIn. Les limites de durée et les zones recouvertes évoluent : vérifiez les recommandations actuelles de chaque plateforme avant de publier.

Questions fréquentes

Quelle est la taille d’une vidéo verticale ?
1080×1920 pixels, soit un rapport 9:16. C’est la définition produite par MotionMaker.
Qu’est-ce que la zone de sécurité ?
C’est la partie de l’image qui reste visible malgré l’interface des applications. On y place titres, logo et appels à l’action.
Puis-je recadrer une vidéo horizontale ?
C’est possible mais déconseillé : les textes deviennent petits et les côtés sont coupés. Refaites la composition pour le vertical.
Pourquoi le format 9:16 et pas 16:9 ?
Parce que les réseaux mobiles se regardent à la verticale. Un film 16:9 placé dans un écran vertical n’occupe qu’environ un tiers de la hauteur.
Quelle cadence choisir ?
30 images par seconde, la cadence de MotionMaker : fluide pour un film de marque sans alourdir le fichier.
Le même fichier peut-il servir sur plusieurs réseaux ?
Oui, un MP4 1080×1920 convient à plusieurs destinations. Vérifiez les zones recouvertes et les durées maximales de chaque plateforme.

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